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Se faire soigner en France

Tuesday Aug 18, 2020 14:35

Je souffre depuis début 2018 d'un conflit fémoro-acétabulaire. Il m'aura fallu plusieurs années pour avoir un accès pariel à des soins en passant par le secteur privé car le secteur public ne peut pas répondre à la demande. Voici comment mon histoire depuis les premières douleurs.

La lourde administrative

La sécurité sociale en France est un système inégalitaire où chacun se bat pour sa part. En effet, en fonction de son régime, nos droits ne sont pas les mêmes. J'ai été rattaché à la Mutuelle générale de l'Éducation nationale (MGEN) pendant plusieurs années. Lorsque me situation changeât, en février 2018, en trouvant un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) dans le secteur privé, j'ai dû changer de régime pour passer au régime général. J'ai beaucoup perdu. En effet, la MGEN fut épargnée par la réforme de 2004 de la sécurité sociale sur l'autorisation de remboursement intégrale des consultations, dite contrat ≪responsable≫, qui n'a rien de responsable car empêche les plus démunis d’accéder aux soins. D'autre part, la MGEN n'est pas restée coincée dans un puits temporel datant d'avant l'existence de l'Internet. Donc, pendant mes années de rattachement chez eux, et grâce à la complémentaire santé, je pouvais consulter un professionnel de santé, donner ma carte vitale et repartir sans payé et sans avoir de dette. Avec le régime général, c'est une toute autre histoire. Interdiction de remboursement intégral des actes de santé, ce qui veut dire que si je sors de l’hôpital sans rien payé, je dois tout de même de l'argent au régime général. Il est désormais à ma charge d'avancer les frais des actes de soins. Il y a aussi des délais de traitement de leur part, ce qui implique en plus du délais de remboursement de la part du régime général, un délais pour le remboursement de la part de la complémentaire santé.

Rattachement au régime général

Encore faut il se faire rembourser. En effet, le rattachement au régime général peut prendre 25 mois. C'est le cas en Isère. Cela a pris 13 mois dans mon cas. Pendant ces années, pas de remboursement. Il faut faire des fiches de soins. Celles-ci expirant après deux ans, à partir du moment où la caisse primaire d'assurance maladie met plus de deux ans à faire son travail, certains soins ne sont plus remboursables.

Le fait que cela prenne au tant de temps en Isère est simplement car cette caisse ne fait pas son travail. En effet, comme les processus de traitement n'ont pas été informatisé, le premier ordinateur datant pourtant de 1937, il serait judicieux de leur part de s'y mettre, il est impossible d’effectuer des démarche en ligne, ni d'avoir un suivi. Sans même compté les courriers perdus par La Poste, la caisse de l'Isère perdra votre dossier en moyenne une à deux fois. Si le courrier n'est pas perdu, les pièces justificatives seront perdues, ou refusées. Un exemple de situation qui n'est pas gérée par la caisse de l'Isère, les personnes ayant plus d'un seul prénom. En effet, si vous avez deux prénoms, ou plus, les pièces justificatives ou autres documents seront refusées dans la moitié des cas si votre prénom d'usage n'est pas votre premier prénom ou si les pièces justificatives font apparaître tous vos prénoms. Par exemple, si trois feuilles de soins sont écrites par le même médecin avec strictement les mêmes informations sauf la date, l'une sera refusé avec comme justification Nous n'avons pas pu faire correspondre le nom du bénéficiaire des soins avec le numéro de sécurité sociale, alors qu'il n'y a eu aucun problème pour les autres. C'est donc un processus aléatoire. Cela montre qu'en plus d'une procédure qui ne fonctionne pas, les employés mettent de la mauvaise volonté dans leur travail. Enfin, la caisse de l'Isère ne gère pas les déménagements. Si vous déménagez dans la même ville au cours de votre rattachement, qui je le rappelle prends entre 13 et 25 mois, alors la demande de rattachement est considérée comme invalide.

Rattachement à la complémentaire santé

Nous sommes en mars 2019, après 13 mois, je suis enfin rattaché au régime général mais rien n'est fini. Il faut encore que je sois rattaché à la complémentaire santé, que je paie depuis le début de mon CDI. La complémentaire de mon entreprise était AXA. Pour faire court, ce sont des escrocs.

Il n'est pas possible de mettre à jour son régime sur leur interface web. J'envoie donc un formulaire de demande de changement de régime obligatoire. J'ai un accusé de réception de ma demande. N'ayant pas de réponse, je renouvelle ma demande par plusieurs moyens. À chaque fois, j'ai un accusé de réception. Je finis par contacter le service administratif de mon entreprise. AXA leur envoie un mail mensonger. Ils prétendent que je le les ai jamais contacté. Ils me demandent d'effectuer à nouveau les démarches, ce que je fais dans l'heure, à nouveau par plusieurs moyens avec accusés de réception. N'ayant toujours pas de réponse de leur part, mon entreprise étant démunie face à tant de mensonge et de mauvaise foi, celle-ci décide de passer par un courtier, 10 jours plus part, je suis rattaché à ma complémentaire. Cela fait 22 mois que toute cette histoire à commencer. Le mois suivant, mon entreprise résille son contrat avec AXA.

La télétransmission

Il reste encore un soucis, celui de la télétransmission. En effet, changer de complémentaire santé ne change pas la télétransmission. Ceci est d'une stupidité déconcertante. Demander la télétransmission à la nouvelle complémentaire n'est pas possible. En effet, il faut que ma précédente complémentaire, que j'ai alors résilié il y a de ça deux ans, la désactive. J'ai donc dû faire une demande à la MGEN de déconnexion de la télétransmission, puis attendre que cela soit pris en compte, puis faire la demande de télétransmission à ma nouvelle complémentaire. Tout cela est inutilement lourd, long et compliqué.

La caisse de l'Isère (bis)

Nous arrivons donc à janvier 2020, cela fait donc 23 mois que je cumule des fiches de soins. Cela fait 23 mois que je ne procède pas à tous les examens dont j'ai besoin pour comprendre d'où viennent mes douleurs, car à l'époque je n'avais pas de diagnostique sur l'origine de ces dernières, parfois aiguës, qui procurent des douleurs intenses la nuit, et m’empêchent de faire des actions simples comme lacer mes lacets car trop chers. J'ai déjà vu plusieurs médecins et chirurgiens mais ils étaient sans réponses et m'envoyaient vers d'autres spécialistes. Bref, ma situation semble en règle. J'envoie donc mes feuilles de soins à la caisse de l'Isère. Une partie de ceux-ci reçoivent la mention Hors parcours soin. En effet, entre ma première demande de rattachement et la régularisation de ma situation, j'ai déménagé, certes intra-muros, mais j'ai changé de médecin traitant. Donc toutes les consultations de mon ancien médecin traitant ne sont pas considérées comme faisant par du parcours de soins coordonnés, je n'ai donc pas été remboursé. De plus, contrairement à d'autres décisions du régime général, celle-ci ne peut pas être soumise à contestation.

Le CHU Grenoble Alpes (bis)

Dans mon post Le jour où l’hôpital public est devenu Aliexpress., j'ai commencé à raconter les absurdités administratives du CHU Grenoble Alpes. Pendant ces deux années de période de rattachement, j'ai dû me rendre à l'hôpital à plusieurs reprise, premièrement pour bursite à l’épaule droite en faisant du bloc, deuxièmement pour les premiers examens sur mes douleurs qui se sont avérées être le conflit fémoro-acétabulaire. Le service administratif a oublié d'enregistrer ma complémentaire santé. N'en ayant pas d'enregistré, au lieu de réagir humainement, décemment, solidairement, en me contactant pour que je leur fournisse les informations manquantes, le CHU Grenoble Alpes n'a pas transmis la demande de remboursement au régime général, mais m'a envoyé la facture de l'intégralité des soins. Je les ai donc payés. À ce jour, je n'ai pas pu me faire rembourser et il n'y a pas de mécanisme pour que soit un jour le cas.

La lourdeur administrative a seul but de lourdeur administrative

Le régime général est conscient de ma complémentaire santé. La télétransmission est activée. Pourquoi y a-t-il besoin que je donne ma carte de mutuelle à chaque fois à tout le monde alors qu'il est possible de tout transmettre avec la carte vitale ? C'est à nouveau une technique pour éviter les remboursements de soins car d'une part, il peut être possible d'oublier cette carte, changeant tous les 6 mois, il peut arriver qu'on ait oublié de prendre la nouvelle. De cette manière, dès qu'il y a une erreur, c'est la victime qui paie, ce qui est habitude française dont ceux qui ont déjà eu à faire à la police comprennent de quoi je parle. C'est un peu comme se rendre au commissariat.

La préparation de l'intervention

23 mois et je peux enfin contacter plus sereinement le spécialiste qui devrait être en mesure de m'apporter au moins des réponses. J’appelle donc son secrétariat, au CHU Grenoble Alpes, qui me dit Si vous voulez un rendez-vous dans un délais raisonnable, il faut passer par son cabinet privé, par contre, ça ne sera pas un tarif conventionné. Des années de souffrances, je n'en peux plus, je veux que cela se termine vite, tant pis si je paie. Je demande donc D'accord. Pouvez-vous me donner le numéro de téléphone et l'adresse, s'il vous plaît ?. La réponse de la secrétaire Ne vous inquiétez pas, c'est ici aussi. J'appelle donc l'hôpital public qui me dit qu'il n'y a pas de rendez-vous disponible dans un temps raisonnable. Ce qui veut dire que l'accès aux soins en France est difficile. Cet échange montre aussi qu'il faut avoir les moyens financiers de payer pour ses soins car il n'y a pas de disponibilité em secteur 1. On peut voir, une fois de plus, que l'accès aux soins n'est pas gratuit en France. Ce qui est aussi choquant, c'est un professeur puisse utiliser les ressources de l'hôpital à des fins d'enrichissement personnel et ceci au détriment des patients car en effet, son cabinet privé empiète tellement sur ses fonctions à l'hôpital public, que l'hôpital ne peut plus remplir ses fonctions et fournir un accès aux soins aux plus démunis.

Finalement, après tout ce temps, à force de recherche, je finis par poser un diagnostique : le conflit fémoro-acétabualiaire. J'ai pu procéder à un diagnostique physiologique par mes propres moyens. Il y a une explication à l'émergence de ce conflit avec entre autres 10ans de karaté, sport intense avec notamment la participation et la préparation à la MB Ultra Somfy, épreuve de la MB race et du bloc. Une visite chez le chirurgien orthopédique confirme le diagnostique.

La pharmacie

Mon hospitalisation est enfin planifiée pour le 26 mars. Je reçois une partie des ordonnances. Je m'empresse donc d'aller chercher ce qui m'est prescrit avant l'opération pour ne pas avoir à m'en préoccuper après. La pharmacienne voyant que j'allais devoir vider ses stocks n'a pas été enthousiaste à l'idée de me servir. C'est pourtant son travail. Ce n'est pas de ma faute. Ça lui rapporte de l'argent. En voyant les ordonnances, elle me demande je vous en mets combien ? J'avoue avoir été déconcerté par la question. Je voulais demander si je m'étais trompé et si je n'étais pas à la boulangerie, mais finalement, j'ai simplement répondu ce que son bon sens aurait dû lui dicter
ce qu'il y a sur l'ordonnance.
Vous pensez avoir beaucoup mal ? Est-ce que je ne peux vous en mettre qu'une partie ?
Je n'ai pas l'habitude de me faire opérer de la hanche, dans le doute, pouvez-vous me donner ce qui est prescrit, s'il vous plaît ?
Honnêtement, je ne suis pas certain d'avoir dit s'il vous plaît, je commençais à être agacé.
Non mais parce que vous comprenez, ça va vider mon stock, après, je vais devoir en recommander
Oui, en même temps, c'est ton job. Tu es commerçante et ça t'emmerde de servir. Ça t'emmerde de me vendre un produit pour avoir de l'argent.
Je ne sais pas pas à quel point je vais avoir mal. C'est ma première opération de la hanche. Si on m'a prescrit autant d'anti douleur, c'est certainement pour une bonne raison. Merci de me donner ce qu'il y a sur l'ordonnance.
Tout d'un coup, elle n'avait plus suffisamment de stock pour me fournir sur l'ordonnance. Je lui dis que ce n'était pas grave et qu'elle pouvait déjà me donner ce qu'elle avait et que je reviendrai prendre le reste plus tard. Évidemment, après une telle expérience, je n'y retournerai pas. Je préfère aller un peu plus loin.

Entre le moment où j'ai écrit ce dernier paragraphe et aujourd'hui, la douleur est tellement intense que je n'ai pas pu aller plus loin et je suis retourné dans cette pharmacie.

Ce n'est pas ma première mauvaise expérience avec une pharmacie à Grenoble. On a déjà refusé de me servir car la pharmacienne avait peur de ne pas être dédommagée par la caisse de l'Isère pendant que mon dossier était en cours de traitement.

La caisse de l'Isère (ter)

En plus de mes ordonnances, j'ai aussi un arrêt de travail de 6 semaines. Dans la même optique que pour les médicaments, j'ai envoyé mon arrêt de travail en avance. En effet, après une telle opération et dans l'incapacité de me déplacer, je voulais que tout soit réglé avant. Ce fut une grosse erreur. On a toujours tendance à sous estimer la bêtise administrative française. Il est interdit de prescrire un arrêt de travail en avance. Aller dire ça a des étrangers, ils vont vous regarder avec des grands yeux et vous demandez pourquoi ? La réponse, sans aucune raison. Si, pour faire payer la victime une fois de plus. Tu as un problème de santé. Cela veut dire que tu profites du système. Tu dois souffrir pour avoir le droit à toucher une compensation salariale.

Pour me prévenir d'une décision aussi importe que vous ne serez pas payé pendant 6 semaines, le papier, si cher habituellement à la caisse de l'Isère, a disparu. Je n'ai même pas reçu d'email. J'ai uniquement reçu une notification.

Un document important lié à la gestion de votre dossier est disponible dans votre compte ameli.
Consultez dès maintenant la messagerie de votre compte ameli en cliquant ici ou depuis l'application pour smartphone ou tablette.
Avec toute mon attention,
votre correspondant de l'Assurance Maladie.

Le document en question tient en une phrase. Nous ne pouvons pas enregistrer votre arrêt de travail car il a été établi par anticipation, période du 26 03 2020 au 06 05 2020. Le document contient une formule de politesse appropriée, probablement sarcastique. Avec toute mon attention,
Madame X X
votre correspondant de l'Assurance Maladie

Je note l'absence d'accord du genre.

La décision de ne pas verser 6 semaines de salaire mérite un courrier. Mais non, la caisse de l'Isère aime en recevoir, mais pas en envoyer. Pour preuve, il n'est pas possible de contester cette décision par email, c'est pourtant par ce moyen que m'a été communiqué cette décision. Par contre, un courrier, oui. Vous pouvez toutefois contester l’interprétation de cette décision dans un délai de deux mois à compter de la réception de cette lettre. Pour cela, adressez un courrier à la commission de recours amiable, en indiquant les motifs de votre contestation. Pensez à joindre les justificatifs en votre possession et une copie de ce courrier.

On notera à nouveau que j'ai reçu un message sur le site web d'ameli, mais il est à ma charge de l'imprimer.

Kinésithérapeute

Cette opération nécessite beaucoup de rééducation avec notamment 5 séances hebdomadaire de kinésithérapeute par semaine à domicile, en plus d'autres exercices, dont certains requièrent de l'équipement.
Premièrement, cela demande environ 300€ d'équipement qui n'est pas remboursé par le régime général. Si vous êtes au revenu de solidarité active, vous ne pourrez vous le permettre.
Deuxièmement, probablement compte tenu de la petite taille de Grenoble-Alpes Métropole, en franglais car c'est plus classe, mais aussi de la mauvaise volonté de la plus part des praticiens, il est impossible de trouver 5 séances hebdomadaire à domicile. Une des raisons est que très peu de cabinets sont ouverts 5 jours par semaines. Une autre raison est que les praticiens se déplaçant restent dans un périmètre de moins de 500m. Étant à plus de 500m de tous les cabinets de kinésithérapeute, cela est impossible. J'ai contacté l'ensemble des kinésithérapeutes de Grenoble, Saint-Martin-le-Vinoux et Échirolles, secteur 1 et 2, sans succès, trop loin, pas de place, pas à domicile, pas plus de 3 séances par semaine, etc.

J'ai eu des réponses du type Vous habitez à 500m, c'est trop loin pour moi à vélo. Est-ce que vous pouvez venir en béquille ? Donc, d'après ce kinésithérapeute, 500m en béquille, ce qui n'est pas possible après une opération de la hanche est plus envisageable que 500m à vélo. Non, merci. Qu'on ne vienne pas me dire qu'il n'y a pas de mauvaise volonté la dedans.

Une autre réponse de la part de quelqu'un qui voulait faire son pain mais qui ne pouvait venir que 3 jours par semaine. Le conflit machin chose, je ne connais pas, mais je suis sûr que 5 séances par semaine c'est trop. Si tu ne connais pas la pathologie, n'a jamais entendu parlé de l'opération, fémoroplastie sous arthroscopie, comment peux-tu dire que ce que le chirurgien expert prescrit trop ?

Au final, je n'ai pas trouvé. Il n'est pas possible en vivant dans les quartiers résidentiels de Grenoble, d'avoir accès aux soins.
Heureusement, une personne finit par me recontacter. Elle a un cabinet loin, mais je suis sur son chemin, donc elle peut passer avant d'y aller 4 fois par semaines. 4 fois, ce n'est pas 5, mais c'est le mieux que l'on m'est proposé. Je réponds oui tout de suite, à moitié soulager d'en avoir fini avec des jours complets de recherche.

Lorsque j'ai parlé de cette difficulté avec une infirmière à domicile, celle-ci m'a répondu les médecins ne se rendent pas compte. Ils prescrivent trop. Ce à quoi j'ai répondu que le problème n'est peut-être pas qu'ils prescrivent trop, mais qu'il n'y a pas assez de praticiens. Lorsqu'elle a vu mon ordonnance pour les pansements, elle a dit ces médecins, ils ne prescrivent jamais assez. Elle m'a ensuite fait part des difficultés de son cabinets à gérer le trop grand nombre de patients et qu'ils ont un rayons trop étendu pour ne pas laisser les personnes sans soins. Encore une fois, cela montre bien que le problème n'est pas trop de prescription, mais pas assez de personnel. Je tiens tout de même à remercier ce cabinet d'infirmier qui s'est déplacé plus loin que son rayon d'action normal.

Coronavirus

Le dernier paragraphe s'est déroulé après mon opération, revenons donc à la décision de la caisse de l'Isère sur mon arrête de travail. Nous sommes le 24 mars. Je viens de recevoir la notification de l'Assurance Maladie. Mon arrêt de travail est refusé l'avant veille de mon opération. Que faire ? Je reçois alors un coup de fil de l'hôpital. Mon opération est reportée jusqu'à une date indéterminée à cause du coronavirus. À ce moment là, on ne parle pas encore de covid-19. Enfin, j'ai du répit pour régler cette situation. Je me demande sincèrement comment j'aurai pu m'en sortir en si peu de temps. Encore une fois, cette restriction sur le fait qu'en France, il soit interdit d'émettre des arrêts de travail anticipés est tout à fait absurde.

Aujourd'hui

Aujourd'hui, j'ai mal. Il y a des jours plus difficiles que d'autres, c'est une des raisons de l'aspect ponctuel des mes notes de blog. Je ne peux écrire que les bons jours. Il m'a donc fallut trois jours juste pour écrire ces quelques lignes, grâce à la prise d'opium. Cela fait plus d'un mois que j'ai été opéré et je dois encore prendre des anti-douleurs pour marcher. Il ne m'aurait pas été possible de me déplacer chez un kinésithérapeute juste après l'opération.

Kinésithérapeute

Il y a 12 jours, la kinésithérapeute qui me suivait m'annonça qu'elle ne pouvait plus me suivre à partir du 17 août. Je savais qu'il m'est impossible de trouver quelqu'un pour venir à domicile. Je suis parti résigné dès le départ en rappelant la même liste qu'auparavant. Je suis à nouveau tomber sur une nouvelle personne me disant que ça ne sert à rien d'avoir autant de séances, bien qu'elle ne connaissait ni ma pathologie, ni l'intervention chirurgicale. Les personnes qui me proposait cinq séances au cabinet, ne m'en propose plus qu'une ou deux lorsque vient le moment de prendre les rendez-vous. Cela m'est arrivé trois fois. Je ne comprends vraiment pas pourquoi les kinésithérapeutes ne veulent pas prendre en charge correctement un patient. J'ai trouvé un cabinet me proposant à nouveau cinq séances par semaine, me disant que l'on combinerait deux praticiens pour faire les cinq séances. Encore une fois, au moment de faire le planning des séances, elle ne m'en propose plus que quatre. C'est mieux que les autres, mais je ne comprends toujours pas pourquoi ils refusent de me faire toutes mes séances. Je suis déjà en train de regarder des kinésithérapeutes à 4km de chez moi. J'abandonne. Encore une fois, je ne serai pas bien pris en charge et pour un effort important. 4km pour me rendre au cabinet après une fémoroplastie alors que je suis encore en arrêt de travail, plus 4km pour revenir chez moi. Non, je n'ai pas de voiture. Non, personne ne peut m'emmener car mes amis n'ont soit pas de voiture, soit ils travaillent. Non, je ne peux pas prendre les transport en commun, le tramway est à 2km de chez moi, ça ne vaut pas le coup.

Arrêt de travail

Lorsque l'hôpital à annuler mon rendez-vous avec le chirurgien pour le remplacer par un autre, ils n'ont pas modifié mon arrêt de travail pour que la période de ce dernier couvre au moins jusqu'à ce que puisse voir un chirurgien avant ma reprise. Il ne me paraît pas acceptable d'avoir à voir un médecin pour que celui-ci le prolonge, et donc payer une part non remboursable car l'hôpital, une fois de plus, n'a pas fait son travail. Heureusement, en appelant plusieurs fois, différents services, j'ai fini par trouver une personne qui fait son travail et m'a fait une prolongation de mon arrêt de travail jusqu'à ce que je puisse voir un chirurgien.

Conclusion

Une partie de ces mésaventures font parti d'un schéma pour décourager les français l'accès aux soins. Ce que nos gouvernements appelle être responsable. L'accès aux soins est payant et difficile. Il n'est pas possible de recevoir des soins adéquates si l'on ne vit pas dans une métropole. Le système de santé en France est truffé d'absurdité, de lourdeur administrative et de latence. Il ne permet pas une prise en charge correcte d'un patient, notamment pour une guérison suite à l'intervention. De même, pour les soins post-opératoires, la lourdeur administrative de base, plus celle qui s'ajoute dû aux erreurs administratives systématiques, ne permet pas de se concentrer sur sa guérison.

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Dr Clément Février

Bonjour, Je suis Clément Février, docteur en physique théorique de l’université de Grenoble Alpes, ingénieur Recherche et Développement dans le domaine de l’imagerie médicale et de la chirurgie mini-invasive chez Surgivisio et soutien du mouvement La France Insoumise.


Dites les velotaffeur, vous avez entendu parler d'un casque qui a un feu avant, un feu arrière et des clignotants sur les cotés / avant arrière ? (Enfin un simple bandeau led de chaque coté se gère hein)
Genre un truc pour que les voitures voient qu'on tourne à droite ou gauche sans qu'on ai besoin de tendre le bras ?

Parce que bon, j'ai testé ce soir, passer sur les marquages au sol + les rails du tramway avec un bras levé sous la pluie, niveau stabilité on repassera ^^'

J'arrive pas à trouver :/ et les solutions existantes de clignotants sont seulement pour l'arrière

Si le coeur vous en dit vous pouvez partager ;)

#velotaff #boostappréciés :)

The only thing that really matter is, at the end of the day, to choose the correct method automatically without conditional statement at runtime. I really wonder is a workaround is possible.
I already tried to add "std::tuple< d1*, d2 > b_tuple" to class b, using some forward declaration, but, of course, std::get< i >(b_tuple) cannot compile since it will be known at runtime only.

But I allow complete refactoring code, even the b and d1 & d2. Templates, new classes and sub classes and even are fine (I already put 100-lines define to add iterator to enum and another one to allow enum inheritance, and my coworkers begin to hate me ^^)
For example, method "create" can become a class, or class b can be construct using a macro to make somehow the base class aware of derived ones
BASE(b, ...) std::tuple< __VA_ARGS__ > g_ ## b; class b

How to choose a function at run time using overloaded resolution in ?
I feel it's an old known issue without (obvious) answer, but many things changed since c++98
stackoverflow.com/questions/64

I add the new following constrain to my original question, it can be up to C++14, no more (although if a solution in c++17 or C++20 exist, I'm interested) because of compiler limitation (appears to be based on gcc 5.14 from what I understood).